innovation development materials composites
Spécialiste de l'usinage des thermoplastiques et thermodurcissables

Comment IDMC joue la carte de l'innovation

D'après l'Article paru dans le Journal des Entreprises Edition Lorraine-Edition janvier 2020

 

 

L’AcTu Stratégies

Comment IDMC joue la carte de l'innovation

L'
   

Philippe Bohlinger

 

innovation n’est pas inaccessible aux PME. La société d’usinage de pièces thermoplas­tiques et composites IDMC (Innovation development materials composites), basée à Fléville-devant-Nancy, dans l’agglomération de Nancy, en a même fait un élément différenciant vis-à-vis de ses concurrents. L’entreprise de 19 personnes créée en 1941 n’hésite pas à creuser les énigmes soumises par ses clients, es­sentiellement des concepteurs de lignes de fabrication indus­trielle. Et cela fonctionne. Ce spécialiste des petites séries de pièces complexes de 500 à 1 000 exemplaires a bouclé son exercice le 30 septembre der­nier sur un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros en progres­sion de 7 %.

 

Agilité

Les géants de l’industrie cosmétique ne tolèrent pas la moindre rayure à la sur­face de leurs flaconnages ? IDMC a répondu à leurs at­tentes en améliorant le pro­fil des vis de convoyage. Des pièces plastiques sont utili­sées pour acheminer les précieux contenants (lotions pour le corps, après-shampoing,crèmes, etc.) dans les usines : « Certaines imperfections sur les vis pouvaient générer des rayures à la surface des fla­cons. La mise au point d’un procédé adoucissant les arêtes des pièces nous a permis de remporter le marché. Il avait été confié à une entreprise américaine », explique Rafaël Martin, le gérant d’IDMC.

Autre exemple de son agili­té, l’entreprise a revu derniè­rement la conception de ten­deurs de chaîne de ligne de production, à la demande d’un industriel suisse. « L’usure de ces petits patins en polyéthy­lène s’avérait trop élevée. Nous avons trouvé le grade de matière le plus adapté », ré­sume le dirigeant.

Membre du cluster Aériades, IDMC es­père développer son activité de fournisseur de rang 4 pour la filière aéronautique et de­meure en veille sur les oppor­tunités que pourrait apporter l’impression 3D.

 

Moyenne d’âge de 26 ans

Le repreneur en 1998 de l’entreprise, à l’époque spé­cialisée dans le négoce, a conscience de l’importance d’apporter de la valeur ajou­tée à ses clients. Il avait été re­cruté en 1984 par IDMC pour développer le négoce de ma­tières plastiques. Dans l’intervalle, Rafaël Martin s’est forgé une expérience de ter­rain pendant huit ans chez Röchling Permali Composites à Maxéville (Meurthe-et-Mo­selle) comme responsable commercial. Il a su mettre ses compétences à profit lorsque l’opportunité de reprendre IDMC s’est présentée. Le diri­geant a alors investi dans de nouveaux locaux à Fléville en vue de développer l’usinage de pièces thermoplastiques et composites.

Il y a trois ans, l’entreprise a pris le virage du numérique. « Cela permet d’attirer de jeunes profils qualifiés », ana­lyse Rafael Martin. Le diri­geant mise également sur l’alternance en relation avec le lycée Loritz ou l’IUT de Bra-bois à Nancy. Le succès semble au rendez-vous puisque la moyenne d’âge avoisine 26 ans dans l’entreprise. IDMC veille également à créer un environ­nement favorable à l’accueil des projets des élèves ingé­nieurs de Polytech Nancy ou de l’Institut supérieur d’in-génierie de la conception de Saint-Dié-des-Vosges.




20                                                                                                                                                                                                                                                    LE JOURNAL DES ENTREPRISES JANVIER 2020 LORRAINE